Geschichte

L’origine de l’Association da Vinci remonte à la fin du 19e siècle, où la société luxembourgeoise avait réussi à relever le redoutable défi posé par l’accession récente du Grand-Duché à son indépendance. La création de l’Etat luxembourgeois et la mise en place des infrastructures appropriées à cet effet avaient rendu nécessaires le recours à des compétences dont la population essentiellement rurale à l’époque ne disposait guère. Certains compatriotes qualifiés, qui s’étaient installés à l’étranger, décidèrent ainsi de rentrer au pays. C’est cependant l’essor de l’industrie sidérurgique, dans la seconde moitié du 19e siècle, qui allait déclencher la transformation profonde du tissu économique du pays et l’éclosion de professions fondées sur des connaissances techniques approfondies.

En 1897, un groupe de personnalités formé de six ingénieurs et d’un architecte fondèrent

l’ Association des Ingénieurs Luxembourgeois, qui devint en 1903 l‘ Association des Ingénieurs et Industriels Luxembourgeois et en 1922 l’ Association Luxembourgeoise des Ingénieurs et Industriels.

Cinquante années plus tard, en 1947, l’Association Luxembourgeoise des Ingénieurs et Industriels fut érigée en association faîtière à laquelle fut relié l’Ordre des Architectes (dont l’origine remontait au début des années 1920) et l’Association des Ingénieurs Diplômés (fondée en 1935), qui allait devenir en 1963 l’Association Luxembourgeoise des Ingénieurs (ALI) et avait notamment pour objet la défense des intérêts professionnels de ses membres. En vertu de la loi du 13 décembre 1989, l’Ordre des Architectes et des Ingénieurs-Conseils (OAI) se substitua en 1990 à l’Ordre des Architectes.

En 1992, l’Association Luxembourgeoise des Ingénieurs et Industriels, afin de clairement signifier sa volonté de fédérer plus largement les métiers techniques, décida de compléter sa dénomination en Association Luxembourgeoise des Ingénieurs, Architectes et Industriels, en abrégé ALIAI, et admit par ailleurs en son sein l’Association Luxembourgeoise des Ingénieurs-Techniciens, devenue par la suite l’Association Luxembourgeoise des Ingénieurs Industriels et plus récemment Technology Managers.lu (tema.lu).

Des liens étroits unissent l’ALIAI, l’ALI, tema.lu et l’OAI. Ainsi les membres de l’ALI, de tema.lu et de la section des architectes de l’OAI sont-ils d’office membres également de l’ALIAI. Par ailleurs, les trois associations et l’Ordre ont, depuis 2011, leur siège respectif dans un même immeuble, le Forum da Vinci. Celui-ci sert aussi de lieu de réunion, de conférence et d’exposition, constitue l’enceinte privilégiée de rencontre entre ingénieurs, techniciens, architectes et industriels et représente l’image de marque pour les professions concernées.

Force est de constater qu’au cours des dernières décennies le déclin de l’industrie sidérurgique s’est poursuivi, tandis que le processus de Bologne, visant à rapprocher les systèmes d’enseignement supérieurs européens, et la création de l’Université du Luxembourg ont profondément modifié la structure de l’enseignement technique du pays. Ces évolutions n’ont pas manqué d’avoir leur reflet sur les associations représentatives des professions concernées. Complémentaires dans le passé, ces associations tendent aujourd’hui à devenir concurrentes, alors que la régression continue des qualifications techniques pose de réels problèmes à l’économie luxembourgeoise et impose à ses responsables d’unir leurs efforts afin de faire renaître l’attrait pour le métier d’ingénieur ou de scientifique et valoriser à nouveau les professions concernées. Par ailleurs, leur pluralité crée des confusions auprès des leurs interlocuteurs et du public, auxquelles il s’agit de mettre fin.

Aussi les trois associations évoquées ont-elles décidé, dans le cadre d’un Mémorandum signé le 10 mars 2014, de se regrouper en une association unique, l’actuelle ALIAI, tout en procédant à l’adaptation de ses statuts et à la dissolution de l’ALI et de tema.lu dans les plus brefs délais, l’ALIAI prenant la dénomination d’ « Association da Vinci ». Quant aux liens traditionnels entre celle-ci et l’OAI, ordre légal, ils se trouveront confortés par une convention de partenariat à conclure entre eux.

aliai+ali+tema.lu=da.vinci